Octobre rose : ce que le sport et l'assiette changent au risque

Octobre rose sensibilise au dépistage du cancer du sein. C'est aussi le bon moment pour faire le point sur les facteurs de risque sur lesquels on peut agir, sans culpabilité : réduire un risque ne veut pas dire le supprimer.

Réponse courte : Le cancer du sein est le cancer le plus fréquent chez la femme en France : 61 214 nouveaux cas en 2023 selon l'Institut national du cancer, qui estime que près de 20 000 cas pourraient être évités chaque année. Le Fonds mondial de recherche contre le cancer retient que l'activité physique réduit le risque après la ménopause, que l'alcool l'augmente dès le premier verre et qu'un poids stable à l'âge adulte aide après la ménopause.

Ce qui change le risque, selon le WCRF

FacteurEffet sur le risqueMoment
Activité physiqueDiminueAprès la ménopause
Activité intenseDiminueAvant et après
Alcool, toute quantitéAugmenteAvant et après
Poids stable à l'âge adulteDiminueAprès la ménopause
AllaitementDiminueTout au long de la vie

Les chiffres en France et dans le monde

En 2023, l'INCa compte 61 214 nouveaux cas en France métropolitaine, avec un âge médian au diagnostic de 64 ans, et 12 765 décès.

Dans le monde, l'OMS recense environ 2,4 millions de femmes diagnostiquées et 694 000 décès en 2024. C'est le cancer féminin le plus fréquent dans 164 pays sur 186.

L'activité physique

Selon le WCRF, tous les types d'activité physique abaissent le risque après la ménopause, et une activité plus intense pourrait aussi aider avant.

Une méta-analyse publiée dans le BMJ en 2016 trouve 14 % de risque en moins chez les personnes très actives, par rapport aux personnes insuffisamment actives. Les gains les plus nets viennent des premiers efforts : passer de rien à un peu compte plus que passer de beaucoup à énormément.

L'alcool

Le WCRF est clair : toute quantité d'alcool augmente le risque, avant comme après la ménopause. Il n'existe pas de seuil sans risque.

L'OMS cite aussi l'usage nocif d'alcool parmi les facteurs de risque, avec l'obésité, le tabac et le traitement hormonal de la ménopause.

Le poids, l'allaitement et l'assiette

Garder un poids stable et éviter de grossir à l'âge adulte aide à réduire le risque après la ménopause. L'allaitement a lui aussi un effet protecteur bien établi.

Côté assiette, les légumes non féculents, les aliments riches en caroténoïdes (carotte, patate douce, épinards) et le calcium ont des données plus limitées mais favorables. Le WCRF retient surtout l'ensemble : poids sain, activité, fruits, légumes et fibres, moins de boissons sucrées, de viande rouge et de charcuterie, et pas d'alcool.

Le dépistage

De 50 à 74 ans, sans symptôme ni facteur de risque particulier, une mammographie est proposée tous les 2 ans dans le cadre du dépistage organisé. Un examen clinique des seins est recommandé chaque année dès 25 ans.

Tout changement inhabituel (boule, rétraction du mamelon, modification de la peau) justifie de consulter, quel que soit l'âge.

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Questions fréquentes

  • Oui, surtout après la ménopause selon le WCRF. Une méta-analyse du BMJ trouve 14 % de risque en moins chez les personnes très actives. Les premiers efforts sont ceux qui comptent le plus.

  • Oui. Pour le WCRF, toute quantité d'alcool augmente le risque de cancer du sein, avant et après la ménopause. Il n'y a pas de seuil sans risque.

  • Le dépistage organisé propose une mammographie tous les 2 ans de 50 à 74 ans. Avant 50 ans ou en cas d'antécédents familiaux, c'est à voir avec ton médecin.

Sources (4)

  1. Épidémiologie des cancers du sein, Institut national du cancer, 22 juillet 2026
  2. Preventing breast cancer, World Cancer Research Fund, août 2025
  3. Cancer du sein, principaux repères, Organisation mondiale de la Santé, 3 juillet 2026
  4. Physical activity and risk of breast cancer, colon cancer, diabetes, ischemic heart disease, and ischemic stroke events, BMJ (Kyu et al.), 9 août 2016