Champignons : les intoxications repartent, les bons réflexes
Automne pluvieux, sous-bois pleins : c’est la saison de la cueillette, et celle des intoxications. Voici le bilan de l’Anses et les réflexes qui évitent l’hôpital.
Réponse courte : Le 20 octobre 2026, l’Anses a signalé près de 500 intoxications liées à la cueillette de champignons en septembre et plus de 200 depuis le 1er octobre, soit plus de 700 cas déclarés aux centres antipoison. En 2025, plus de 1 300 cas avaient été recensés. L’agence conseille de faire vérifier sa récolte par un pharmacien ou une association de mycologie, de ne pas se fier aux applications photo, de bien cuire les champignons et de ne jamais en donner aux jeunes enfants.
Le bilan de l’Anses
Selon l’Anses, près de 500 intoxications ont été rapportées aux centres antipoison en septembre 2026, puis plus de 200 entre le 1er et le 20 octobre. L’an dernier, plus de 1 300 cas avaient été enregistrés : une personne est décédée et trois ont dû recevoir une greffe de foie après un syndrome phalloïdien.
La plupart des cas viennent d’une confusion entre une espèce comestible et une espèce toxique. Les autres : champignons mal conservés, abîmés, pas assez cuits ou mangés en trop grande quantité.
Avant de cuisiner sa cueillette
Ne ramasse que les champignons que tu connais parfaitement, en bon état, entiers, loin des routes et des zones traitées. Sépare les espèces dans des paniers ou des sacs en papier, jamais en plastique.
Au moindre doute, fais vérifier la récolte par un pharmacien ou une association de mycologie. Les applications de reconnaissance par photo ne sont pas fiables : l’Anses déconseille de s’y fier.
Photographie ta cueillette avant de la cuisiner : en cas de malaise, la photo aide le centre antipoison à identifier l’espèce. Cuis bien les champignons et n’en sers jamais aux jeunes enfants.
Les signes qui doivent alerter
Vomissements, diarrhée, douleurs abdominales, tremblements, vertiges, troubles de la vue : appelle tout de suite un centre antipoison ou le 15, en précisant que tu as mangé des champignons.
Attention aux symptômes tardifs : les intoxications les plus graves, comme le syndrome phalloïdien de l’amanite phalloïde, commencent souvent 6 à 12 heures après le repas, voire plus. Un délai long n’est pas rassurant.
Côté nutrition
Les champignons du commerce restent un bon aliment : très peu caloriques (une vingtaine de kcal pour 100 g pour le champignon de Paris), riches en eau, en fibres et en potassium.
Pour profiter de la saison sans risque, les champignons cultivés (Paris, pleurotes, shiitakés) se cuisinent toute l’année.
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Questions fréquentes
Selon l’Anses, près de 500 en septembre 2026 et plus de 200 du 1er au 20 octobre, soit plus de 700 cas déclarés aux centres antipoison. En 2025, plus de 1 300 avaient été recensés.
Non. L’Anses déconseille de s’y fier : une photo ne suffit pas à distinguer certaines espèces mortelles de leurs sosies comestibles. Fais vérifier la récolte par un pharmacien ou une association de mycologie.
Appelle immédiatement un centre antipoison ou le 15 en signalant le repas de champignons. Garde les restes ou une photo de la cueillette pour aider à identifier l’espèce.
Les champignons sauvages doivent toujours être bien cuits : certains sont toxiques crus. Le champignon de Paris du commerce peut se manger cru, bien lavé.
Sources (1)
- Cueillette et consommation des champignons : attention aux risques d’intoxications, Anses, 20 octobre 2026